Il est méchant et il aime le Jazz

J’avais déjà vu ce gars de loin en loin à différentes émissions de télé dans lesquelles il semblait effrayer la bourgeoise et dans d’autres où on le qualifiait de grand écrivain. Alors forcément, ça m’a donné envie de le lire.
Au final ça m’a fait penser à du rap hardcore, genre necro: beaucoup d’egotrip, beaucoup de saloperies et beaucoup de talent. D’ailleurs cette analogie vaut aussi pour l’effet d’accumulation: trop de méchanceté tue la méchanceté. Plus le bouquin avance, plus on prend sa hargne pour ce qu’elle est: une figure de style.

Morceaux choisis:

(…)la guitare basse est pour moi l’un des principaux symboles de la vulgarité de ce monde(…)

(…)Ça c’est très bien passé moi, je trouve, la décolonisation.(…)

(…)Montons une liste de toutes ces professions où il ne peut pas y avoir UNE SEULE personne valable, et dont le développement et la séduction entraîneront sans plus tarder l’extinction bien méritée de tout intérêt possible pour la race humaine. Ô fonctions inadmissibles dont les carnes feront tous les irremboursables frais !…

Promoteurs immobiliers ! Agents de publicité ! Agents de Change ! Public Relations ! Graphistes ! Cadres en tout genre ! Conseillers Artistiques ! Critiques d’Art ! Informaticiens ! Architectes ! Producteurs ! Statisticiens ! Journalistes ! Designers ! Psychanalystes ! Assistantes sociales ! Dessinateurs de Bandes Dessinées ! Chanteurs de Variétés ! Speakers ! Secrétaires d’Etat ! Sponsors ! Restaurateurs ! Banquiers ! Examinateurs ! Multi-Médiaistes ! Proctériens !

Allez ! Tous au Vel’d'hiv ! Et que ça saute !(…)

(…)Quand une femme rit, je pense dégueulassement au fond de sa culotte, car je sais d’expérience que les secousses du rire chez une femme relâchent l’anus, les nouilles et entrouvrent très légèrement les plèvres(…)

Liseuse

J’ai acheté un truc qui sert à lire des bouquins. Et oui. Ça paraît con comme principe mais en fait non.

C’est une tablette qui permet de lire les livre en format numérique. Mais à la différence d’une tablette du genre ipad, la “liseuse” ou “ebook” sert uniquement à lire des livres. Elle sert pas à te donner la météo ou à prendre des photos pourries et ensuite les montrer à ta grand mère. Non. Elle sert à lire des livres.

Du coup elle le fait bien. Effectivement lire sur une tablette du genre ipad ou android n’est pas idéal (mais c’est possible), l’écran lumineux fatigue les yeux bien plus vite qu’un bouquin (comme sur un pc). La liseuse elle, utilise un écran noir et blanc avec un système qu’un marketeux a nommé “encre virtuelle” et le résultat donne vraiment l’impression d’être face à une feuille de papier sur lequel un texte serait imprimé: L’écran de la liseuse est en noir et blanc, et il n’est pas rétro éclairé (il faut une lampe pour lire, comme au moyen âge.)

“Ok xophe donc t’a acheté un truc qui a les dimensions exactes d’un bouquin de poche, ainsi que ses caractéristiques. T’es con ou bien?”

Le principal intérêt d’un tel outil c’est d’avoir accès à un nombre énorme de bouquins. Par exemple les oeuvres libres de droit sont légion (en Europe une oeuvre devient libre de droits 70 ans après le décès de l’auteur), mais avant pour pouvoir lire un Victor Hugo gratuit il me fallait aller à la bibliothèque (fatalement les éditeurs publiant Victor Hugo ne le distribuent pas gratuitement.) Et si la bibliothèque ne l’a pas… Vous voyez le truc quoi, avec internet, choper n’importe lequel de ces bouquins au format epub est un jeu d’enfant (le net étant ce qu’il est, même les oeuvres non libres de droit sont en général trouvables gratuitement, la seule limite étant votre conscience). L’offre légale est également conséquente, et souvent moins cher (mais pas tout le temps!) que le livre “matériel”. On trouve même sur le net des livres qui ne sont tout simplement plus publiés en librairie.

Et on aura beau dire, s’imprimer soi même Guerre et Paix ou le lire sur son PC c’est un peu pénible. La liseuse permet donc de profiter de cette manne comme on profiterai de n’importe quel bouquin: dans son lit, au coin du feu, dans le metro, sur la plage, aux chiottes, etc.

Si j’ajoute à ça le plaisir geek de se constituer sa bibliothèque virtuelle comme on se constitue sa collection de mp3, c’est à dire vautré dans son fauteuil en caressant distraitement son chat posé sur ses genoux (ou son bébé, chacun son kif), ben on a un truc pas mal du tout. Le genre de truc dont on se demande comment on s’en passait avant.